Portfolio
Je réalise les photos présentées ici à l'intérieur d'un espace dont je masque toutes les ouvertures pour y faire l'obscurité. Je perce ensuite un trou de dimension adéquate dans un de ces masques pour faire apparaître le phénomène de la camera obscura dans cet espace. Suivant mon inspiration je peux modifier la taille et la position du trou pour façonner l'image produite. Ainsi placé à l'intérieur pour perfectionner l'installation, examiner et ressentir la composition, je peux alors photographier avec ma caméra photographique le phénomène que j'ai fait apparaître. J'enregistre ainsi l'image de la perspective extérieure qui vient se projeter à l'envers sur les murs, le plafond et le sol. Dans une sorte de magie, cette image de l'extérieur épouse la géométrie de l'intérieur, elle se tord, s'étire et se déchire, elle mélange ses matières et ses couleurs avec celles de la décoration, des meubles, et avec ce que manifestent les personnes qui y demeurent.<*>
Cette réflexion sur le chiasme, l'emboîtement, l'enchâssement ou la mise en abîme du phénomène de la camera obscura fait partie des thèmes abordés dans la thèse de doctorat soutenue par Claude Martin-Rainaud à l'Université d'Avignon en 2015, intitulée "Dans le regard de la chambre" disponible ici:
http://www.diffusiontheses.fr/69731-these-de-martin-rainaud--claude.html
