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La représentation des femmes dans la Peinture Bretonne

Histoires de mon Histoire de l'Art. Avec un regard contemporaine nous pouvons regarder autrement l'histoire de l'art Bretonne, notamment la représentation des femmes dans les peintures, les sculptures, la littérature

 

Représentation des femmes dans la Peinture Bretonne :



Les recherches dans l’histoire de l’art et les lectures de l’artiste d’aujourd’hui m’ont questionné sur la Peinture Bretonne et la représentation des femmes. Je suis une femme artiste ce qui m’intéresse ici, à cet endroit précis dans le Finistère est la représentation des femmes Bretonnes par les peintres de l’époque. De mon point de vue, de là où je suis, la proposition est unique et singulière.

Mes recherches s’attachent à observer la manière dont les peintres se sont inspirés des femmes en Bretagne dans les années 1900. Les liens entre les Peintures Orientalistes et les Peintures du Pays Bigouden s’attellent à offrir les mêmes clichés des femmes. Nous pouvons trouver dans des textes cette approche. Souvent le terme utilisé pour nommer les peintres venu en Bretagne est «Colonie artistique». Au delà de la représentation fantasmée de la Bretagne c’est tout un jargon utilisé comme pour illustrer une nouvelle lointaine terre découverte. Nous sommes en France, le train arrive, les artistes arrivent de Paris. Les Bretonnes sont pour les artistes et auteurs « sauvages», « exotiques », « indigènes », « désirables »,« d’ardentes amazones », «les vierges de la mer, sauvages et robustes». Il y a le travail des Goémonières qui peut aussi être un clin d’oeil aujourd’hui à la culture et ma cuisine avec des algues. Les Bretonnes sont représentes dans des «rituels» telles des sorcières sur les plages, sur une terre «peuplée par une race d’apparence sauvage», «une race très ancienne», «dépourvu de civilisation». Les Bretonnes sont objets de fantasmes et de désirs pour certains artistes et auteurs : leurs cheveux, leurs corps, leurs « chairs fraîches ». L’intrigue de leurs habits portés dans leur environnement face aux éléments, parfois ils y trouvent une animalité. Je pense à Auguste Dupouy dans Un Amour Bigouden, il écrit en parlant d’une brodeuse : « Ses mains aussi, ma découverte de l’escalier, ses mains me ravissaient en dépit de quelques piqûres d’aiguille aux doigts, doigts de brodeuse, tant elles étaient souples et fines; les Arabes, les nègres, les singes ont des ces finesses, me dis-je, tout en les regardant se mouvoir avec une élégance animale. Assez peu de poitrine, sans doute. Et quand à ma voisine de droite, encore moins. Mais que pouvait-on en savoir sous la cuirasse de broderies vertes et orange qui protégeait et désirait leur buste ? On en reviendrait bientôt aux éclaircissements. François emmènerait sa belle, et moi je garderais la mienne. Mais laquelle?» Cela en dit beaucoup. Ils ont envie de voir ce qu’il y a en dessous, alors les peintres et les auteurs imaginent des scènes. Les femmes sont sur les plages, sur les ports, dans les fêtes ou sur les rochers. Les peintres se déplacent en Bretagne pour certains également au Maroc ou en Algérie à la même époque. Les regards des peintres sont posés sur elles. Ils donnent leurs propres visions de ces Bretonnes et d’une terre «pittoresque» et «moyenâgeuse ». Une idée du corps des femmes. Cela me questionne. Cela m’interroge avec ma contemporanéité de femme et d’artiste depuis deux ans. Je me documente et cherche. Mes écrits se nomment Histoires de mon histoire de l’art. J’écris sur le sujet en parallèle de ma série de dessins Fusionner les Vagues dans la Tempête et je voudrais avec vous développer ce projet.

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